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Amylose_Infos : Les essais cliniques chez l'Homme
Dernière mise à jour de cette page : 07/04/2011 11:23

SOMMAIRE


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MIEUX COMPRENDRE LES ESSAIS CLINIQUES



Auteur : Jacky LAUNAY (Amylose_Infos)
Date de création : 25/06/2005



LES ESSAIS CLINIQUES CHEZ L’HOMME



Les différentes étapes de la recherche et du développement d’une nouvelle molécule jusqu'à l’Autorisation de Mise sur le Marché (AMM).

La Recherche et le Développement couvrent l'ensemble des étapes qui amènent la molécule choisie au stade du médicament autorisé et commercialisé. Ces étapes s'étendent de l'isolement de la molécule jusqu'à la sortie du médicament, sur deux volets essentiels préclinique et clinique indispensables.


LES ÉTUDES PRÉCLINIQUES


LE SCREENING

Le screening consiste à analyser les effets d'une molécule injectée à un animal à travers le crible d'un certain nombre de tests. C'est une méthode exhaustive, lente, qui associe la modulation moléculaire "drug design" et l'exploration pharmacologique systématique.

LA PHARMACOLOGIE EXPÉRIMENTALE

Le nouveau produit existe avec des propriétés physico-chimiques strictement définies. On en dresse sa carte d'identité pour garantir ultérieurement sa reproduction à l'identique. Des essais d'efficacité sont alors réalisés sur des systèmes moléculaires inertes, sur des cellules et cultures de cellules et enfin sur l'animal.

LA TOXICOLOGIE

Depuis plusieurs années, les tests de toxicologie imposés par cette étape s'affinent de plus en plus ; ils permettent d'améliorer la prévision des effets secondaires des futurs médicaments. Les tests élaborés sur les cellules ou sur l'animal renseignent sur les risques.

LA PHARMACOCINÉTIQUE ET LE MÉTABOLISME DU MÉDICAMENT : ESSAIS SUR L'ANIMAL

Malgré les controverses sur les expérimentations animales, l'utilisation de l'animal reste indispensable pour évaluer les nouvelles molécules car, aujourd'hui, aucune méthode n'offre le même degré de fiabilité et d’acceptabilité. Ainsi, le devenir du médicament est étudié dans l'organisme animal, notamment son absorption, son métabolisme, sa distribution par la circulation sanguine ou lymphatique, son élimination. Lorsque les résultats sur l'animal le permettent et seulement après examen complet par les autorités administratives, ces expérimentations peuvent débuter chez l'Homme.

LES MÉTHODES ALTERNATIVES

L’objectif de ces méthodes est de remplacer les modèles animaux par des préparations in vitro pour tester de nouvelles substances médicamenteuses aussi bien en toxicologie qu’en pharmacocinétique ou métabolisme. La mise au point de tests sur des cultures de cellules humaines provenant de divers organes et tissus permet ainsi d’apprécier plus directement leur toxicité pour l’Homme.
Ces nouvelles stratégies, alternatives, raccourcissent la durée des études, limitent les dépenses consacrées à la recherche et développement de nouvelles molécules et réduisent le nombre d’animaux sacrifiés. Cependant, si ces méthodes sont plus économiques en temps, en argent et en vies animales, elles ne peuvent pas se substituer totalement aux expérimentations menées sur animal entier.



LES ÉTUDES CLINIQUES



ESSAIS CLINIQUES : UNE CONDITION NÉCESSAIRE AU DÉVELOPPEMENT DE NOUVEAUX MÉDICAMENTS.



Il faut bien comprendre au préalable que :

Avant de proposer ces nouveaux moyens à toutes les personnes concernées, il faut être sûr qu'ils sont efficaces et bien tolérés.

La dernière étape de ces recherches doit être faite chez l'homme. Elle nécessite la participation de personnes volontaires à des essais cliniques. Leur participation est utile pour tous.

PROTECTION DES PERSONNES : UN CADRE STRICT



Les essais cliniques se font sous la conduite d'équipes compétentes et expérimentées.

Les responsables de ces recherches rassemblent et étudient tout ce qui est connu de la maladie et de ses traitements avant de commencer l'essai clinique. Les personnes qui se prêtent aux recherches bénéficient d'une surveillance médicale adaptée.

Ces recherches sont encadrées par une loi, la loi Huriet-Sérusclat, votée en 1998 et relative à la protection des personnes qui participent à des recherches biomédicales. Cette loi impose des règles précises pour que les essais cliniques ne s'effectuent pas au détriment des personnes et sans leur consentement.

Les CCPPRB vérifient que les conditions de la protection des personnes sont respectées.

Les études cliniques sont mises en place tant en milieu hospitalier qu’en cabinet médical. Des protocoles scientifiques stricts déterminent les modalités d'essais sur l'Homme sous la responsabilité d'experts, au cours de trois phases principales qui doivent se dérouler selon des Bonnes Pratiques Cliniques co-définies.

Ce n'est qu'après les multiples étapes du développement préclinique que les premiers essais thérapeutiques sur l'homme seront réalisés. On parle alors de développement clinique.

Les essais thérapeutiques (ou études cliniques) ont pour objectif de confirmer et de préciser l'effet d'un traitement chez l'homme. Ces études très rigoureuses et très précises détermineront si ce traitement pourra être ultérieurement proposé aux malades qui en auraient besoin. La plupart de ces études sont des essais internationaux impliquant des dizaines de pays.



ESSAIS THÉRAPEUTIQUES PHASE I



Ce sont les premiers essais chez l'homme. Habituellement ces essais sont conduits chez le volontaire sain (non malade). Le principal objectif est de vérifier que les résultats concernant la toxicité et la pharmacocinétique obtenus lors du développement préclinique, sont comparables à ceux obtenus chez l'homme, et donc de déterminer la dose maximale tolérée chez l'homme.

Ces essais sont conduits dans des centres spécialisés de phase I. Ces centres sont des mini-hôpitaux recevant un agrément des autorités de santé. La participation des volontaires sains à ces essais est réglementée et rémunérée. Dans certaines pathologies (tels que le SIDA ou les cancers), ces essais sont conduits directement chez des malades.

Environ 70 % des médicaments expérimentés franchissent le cap des essais de phase I.
Une fois la sécurité du médicament prouvée, on doit tester son efficacité.


ESSAIS THÉRAPEUTIQUES PHASE II



Etudes menées pendant quelques mois à 2 ans sur un petit groupe homogène de malades.
Elles permettent d'étudier l'efficacité du produit, de rechercher la plus petite dose efficace et de déterminer la posologie optimale pour les essais de phase III.

Seulement un tiers des substances testées franchissent le cap des essais de phase I et II.

ESSAIS THÉRAPEUTIQUES PHASE III



La phase III ne débute qu'après avoir vérifié l'efficacité et la sécurité du médicament en développement. Ces essais de plus grande envergure sont conduits sur un échantillon beaucoup plus large et représentatif de la population de malades à laquelle le traitement est destiné. Ils visent à démontrer l'intérêt thérapeutique du médicament et à en évaluer son efficacité et sa sécurité d'emploi dans les conditions d'utilisation de la pratique courante.

C'est à l'issue des phases I, II et III que les résultats seront soumis aux autorités de santé pour obtention de l'autorisation de commercialisation appelée AMM (Autorisation de Mise sur le Marché).

70 à 90 % des médicaments entrant en essais de phase III sont retenus comme candidats à une demande d'AMM.

ESSAIS THÉRAPEUTIQUES PHASE IV



Les essais de phase IV sont réalisés une fois le médicament commercialisé, sur un nombre de malades souvent très important.

Ces études permettent d'affiner la connaissance du médicament en :
Ces études ne sont jamais closes et permettent au laboratoire pharmaceutique d'argumenter la révision de l'AMM tous les 5 ans.


ESSAIS CLINIQUES ET MALADIES RARES



AMM DE MÉDICAMENTS POUR MALADIES RARES



Souvent difficiles à réaliser du fait du petit nombre de malades, les autorités en tiennent généralement compte dans l'évaluation des données recueillies, surtout si c'est une évaluation dans une procédure d'emblée européenne (par l'Agence européenne des médicaments, l'EMEA) : les AMM sont parfois octroyées même si le dossier est relativement incomplet, si aucun traitement n'existe pour la maladie en question et si un suivi des malades peut être assuré (pour compléter les données au moins sur la tolérance du traitement, à plus long terme sur l'efficacité).  Ce sont les AMM dites "sous circonstances exceptionnelles", pour lesquelles il a été décidé que, même si la sécurité et l'efficacité ne sont pas totalement démontrées, étant données la situation des malades, ça vaut la peine d'essayer.


ESSAIS CLINIQUES ET AMYLOSE AL



Information sur le protocole en cours du Dr Arnaud JACCARD.

Le protocole que nous avons mené comparant chimiothérapie conventionnelle et traitement intensif avec autogreffe dans le traitement de l'amylose AL a inclus le 100ème et dernier patient en janvier 2005. Ce protocole de phase III a été mené en suivant toutes les règles énoncées dans ce dossier. Le CCPPRB du Limousin avait donné son accord pour réaliser ce protocole, un comité indépendant a surveillé son déroulement pendant les 5 ans qu'ont durés les inclusions. Ce protocole a été soutenu par un PHRC (programme hospitalier de recherche clinique) qui a permis de financer l'assurance obligatoire, les cahiers de recueil de données et le salaire à mi-temps d'un assistant de recherche clinique chargé de recueillir, dans les 26 centres en France qui ont inclus des patients, toutes les données cliniques et biologiques. Ce protocole devrait donner des renseignements sur le meilleur traitement de première intention des amyloses AL. Nous en sommes à la phase de recueil des données qui devraient permettre à la fin de l'été une analyse des résultats.



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