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Association Amylose_Infos

Amylose_Infos : Le Pr Éric HACHULLA vous présente la scintigraphie
Dernière mise à jour de cette page : 01/12/2011 14:25

SOMMAIRE



LA SCINTIGRAPHIE







TRANSPARENCE


L'association Amylose_Infos constate que certains comportements peuvent être discutables. Tout ce qui suit est fondé sur des faits indéniables. L'intérêt de certains passe avant celui des malades et je le déplore.

Dès sa création en décembre 1999, l'association avait pour principal objectif d'aider la recherche médicale. Je pensais que cela se résumait à recolter des fonds puis à les donner à des médecins qui utiliseraient cet argent pour leurs travaux. En fait, c'est beaucoup plus compliqué ! Surtout lorsqu'on accorde une grande importance à la transparence...

Certains médecins veulent bien profiter de l'argent, mais ils n'apprécient pas qu'on leur impose des règles de transparence et de traçabilité.

De l'argent, oui ; des obligations, non.

Lorsque je fais moi-même un don à une cause quelconque, j'apprécie de savoir comment il est utilisé, j'ai donc appliqué cette règle à l'association que je préside. Il était important, à mes yeux, de respecter les donateurs, de les informer, et surtout de tout faire pour que cet argent soit "profitable" aux malades.

Et, aujourd'hui, je constate que la recherche médicale sur l'amylose AL dédaigne depuis mars 2010 notre offre de dix mille euros.



Pour en savoir plus sur la transparence des médecins, consultez AmyloseFR (lien externe)






Pr Eric HACHULLA Auteur : Pr Eric HACHULLA

Date de mise à jour : 16/02/2004


Le Pr Hachulla nous fait découvrir la scintigraphie : une méthode simple de détection de l'amylose. Il s'agit d'un procédé qui permet de suivre le cheminement et la fixation dans l'organisme de la substance SAP qui, marquée à l'iode 123, est injectée par voie veineuse.

Un bilan d'extension de l'amylose peut-être obtenu par une technique scintigraphique avec la protéine amyloïde P (SAP) marquée à l'iode.

La scintigraphie permet :
La scintigraphie donne une image de la répartition des dépôts d'amylose dans les organes.

Principe de la scintigraphie
On injecte, par intraveineuse, un radioisotope (émetteur de rayons gamma) au malade, puis celui-ci est placé dans un appareil appelé gamma-caméra : une table équipée d'une ou plusieurs caméras spéciales qui captent le rayonnement gamma.
Si le malade est atteint d'amylose, les dépôts amyloïdes vont absorber l'isotope et vont émettre temporairement des rayons gamma. On obtient ainsi une "carte du corps" dont les dépôts d'amylose sont repérés.

scintigraphie à la SAP radiomarquée : foie et rate atteints par une amylose AL En pratique :

Le malade doit être hospitalisé 24 heures.

On lui administre par voie intraveineuse la substance SAP marquée d'iode 123.

Ce marqueur radioactif se dépose dans les dépôts amyloïdes quand ils existent, sinon il est rejeté par les urines.

Les images sont obtenues avec une gamma-caméra environ 6 heures après l'injection.

La scintigraphie
- n'est pas douloureuse,
- ne nécessite pas de préparations particulières,
- ni d'être à jeun.
scintigraphie à la SAP radiomarquée : dépôts amyloïdes sur la rate, le rein et les surrénales
scintigraphie à la SAP radiomarquée
foie et rate atteints par une amylose AL
scintigraphie à la SAP radiomarquée
dépôts amyloïdes sur la rate, le rein et les surrénales


Effets secondaires
C'est un examen non traumatique, les réactions secondaires sont très rares. L'iode 123 est très bien tolérée et peut être injectée aux malades allergiques à l'iode car la quantité d'iode est très faible, inférieure à celle que l'on peut trouver dans la nourriture. L'irradiation est donc très faible.

La scintigraphie sert à faire du diagnostic, à faire du suivi et à faire du pronostic.

On peut dire que l'amylose AL est une sorte de dysfonctionnement de la moelle qui peut parfois s'associer à un cancer de la moelle appelé myélome.

Il y a donc plusieurs types d'amylose avec des protéines différentes, mais il y a un support commun : la protéine SAP.

Toutes les amyloses ont cette architecture SAP et il se trouve que la protéine SAP est naturellement fabriquée par le foie.

Nous en avons tous des petites concentrations circulantes mais, lorsque la SAP est injectée, elle est comme aspirée par les dépôts amyloïdes quand ils existent, et c'est ce principe que nous avons appliqué. Nous avons purifié la protéine SAP à partir d'un pool de plasma selon les bonnes règles de pratique clinique actuelle de purification (au plan de la législation).

Cette protéine purifiée, est marquée à l'iode (l'iode est un marqueur radioactif).

On attache de l'iode 123 à cette protéine, on l'injecte en intraveineux et, lorsque il y a des dépôts amyloïdes dans l'organisme, la protéine est aspirée dans ces dépôts. Ensuite, comme il y a un élément scintillant radioactif sur la protéine, lorsque on utilise une gamma-caméra, celle-ci capte la radioactivité et on obtient une image des dépôts amyloïdes.

Dans le corps d'un sujet normal la SAP circule dans le sang et ne se fixe sur aucun tissu. On voit légèrement la vascularisation du foie, la radioactivité qui va dans la vessie ainsi que dans la circulation cardiaque. Il n'y a pas d'amylose.

Mais quand il y a une amylose, tout est comme attiré dans le foie, la rate, les reins... On fait une imagerie de l'amylose.

On ne fait pas un diagnostic formel parce que c'est l'histologie qui le fait, on fait un bilan d'extension.

Plus il y a de masse amyloïde, plus l'amylose a capté la radioactivité qu'on a injectée et moins il y en aura dans les urines. On recueille les urines pendant 24h et on calcule la dose de radioactivité éliminée. Plus cette dose est faible, plus la rétention corporelle est importante donc plus la masse amyloïde est grande, on peut ainsi faire un pronostic individuel.

La scintigraphie sert à faire du diagnostic, à faire du suivi et à faire du pronostic.

Peut être cela aidera plus tard à faire du choix thérapeutique : si la rétention est à moins de 50% cela pousserait à faire tel ou tel choix thérapeutique; si la rétention est à plus de 50% peut-être que les choix seraient plus agressifs, du quitte ou double si on peut employer ce terme qui est inadapté quand on parle de la survie du malade; ou bien on pourrait se dire la rétention est plus importante donc il ne faut pas faire de traitements trop agressifs parce que le malade est trop fragile.

Demain on pourra sans doute, grâce à la scintigraphie, prendre des décisions thérapeutiques et peut-être faire de la SAP un support thérapeutique.





Le 13 février 2010, nous avons proposé au Pr Hachulla d'apporter un soutien financier à ses travaux sur la scintigraphie.
Voici un extrait de notre proposition :


Je vous remercie pour votre réponse rapide, et suis content d'apprendre que des essais de scintigraphie sont envisagés dans un proche avenir.

L'association Amylose_Infos est disposée à vous apporter un soutien financier dans le cadre de ces travaux.

Si vous estimez qu'un tel soutien peut vous être utile, il serait sans doute utile de l'envisager dès maintenant.


Mais cette proposition est restée sans réponse.

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