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Association Amylose_Infos

Il y a autant de formes d'amylose et autant de formes de traitement.
Dernière mise à jour de cette page : 12/11/2011 10:39

SOMMAIRE



TRANSPARENCE


L'association Amylose_Infos constate que certains comportements peuvent être discutables. Tout ce qui suit est fondé sur des faits indéniables. L'intérêt de certains passe avant celui des malades et je le déplore.

Dès sa création en décembre 1999, l'association avait pour principal objectif d'aider la recherche médicale. Je pensais que cela se résumait à recolter des fonds puis à les donner à des médecins qui utiliseraient cet argent pour leurs travaux. En fait, c'est beaucoup plus compliqué ! Surtout lorsqu'on accorde une grande importance à la transparence...

Certains médecins veulent bien profiter de l'argent, mais ils n'apprécient pas qu'on leur impose des règles de transparence.

De l'argent, oui ; des obligations, non.

Lorsque je fais moi-même un don à une cause quelconque, j'apprécie de savoir comment il est utilisé, j'ai donc appliqué cette règle à l'association que je préside. Il était important, à mes yeux, de respecter les donateurs, de les informer, et surtout de tout faire pour que cet argent soit "profitable" aux malades.

Et, aujourd'hui, je constate que la recherche médicale sur l'amylose AL dédaigne depuis mars 2010 notre offre de dix mille euros.



Vous en saurez plus sur la transparence des médecins en consultant le site : www.amylose.fr (lien externe)

Les amyloses

Pr Marc DELPECH
Pr Eric HACHULLA
Bref historique
L'amylose vu par le Dr House (série TV)

Avant toute chose, il faut savoir que l'amylose n'est pas une maladie unique mais un ensemble de maladies. Les amyloses peuvent être :

Voir aussi : L'amylose AL  (aussi appelée primitive ou primaire)





Auteur : Pr Marc DELPECH

Date de création : 06/10/2001


De manière simpliste, disons qu'une cellule est entièrement définie par une protéine. De ce fait, quand on essaye de comprendre le mécanisme biologique d'une pathologie, (on appelle cela la physiopathologie) on est amené à étudier les protéines qui sont impliquées dans cette pathologie.

Alors qu'est-ce qu'une protéine ? C'est une suite de molécules que l'on appelle des acides aminés, il y en a 20 différents. Et ces 20 acides aminés, selon l'ordre avec lequel ils sont rangés, constituent toutes les protéines qui existent dans la nature. On peut comparer cela avec le langage. L'alphabet ne comporte que 26 lettres, mais ces 26 lettres forment toute la langue française, avec ses subtilités...

Il y a entre 30.000 et 50.000 protéines dans le corps. Pour que les cellules puissent se multiplier, il est nécessaire de fabriquer des protéines. Et l'information qui permet la fabrication des protéines se trouve dans les chromosomes, c'est ce que certains ont absolument voulu redémontrer avec la brebis Dolly...

La structure de l'ADN a été découverte en 1953 par Francis Crick et James Watson. La molécule d'ADN se résume à 4 lettres : A T G C. C'est simplement un enchaînement de ces 4 lettres.

Le corps fabrique en permanence les protéines dont on a besoin. Il y a des protéines qui durent quelques minutes, d'autres plusieurs semaines, certaines plusieurs années.

En résumé le corps lit les informations et génère ce dont il a besoin. Il renouvelle sans arrêt.

Pour bien comprendre ce qui se passe avec l'amylose, il faut retenir que globalement 70% de notre poids est constitué d'eau, que la solubilité de la protéine est quelque chose de fondamental, et que cela dépend principalement des acides aminés qu'elle contient. On voit donc que certaines protéines sont solubles et d'autres sont insolubles.

Un autre point important : une protéine peut changer de propriétés au cours du temps.

On peut prendre pour exemple une petite blessure : lorsque vous saignez, il se forme un caillot au niveau de la plaie qui arrête la circulation sanguine. C'est une modification de protéine et cela se produit grâce au fibrinogène qui se trouve dans le sang. C'est l'exemple même d'une protéine soluble qui change de structure, se transforme pour devenir totalement insoluble.

Donc globalement on peut, en simplifiant, dire que : l'amylose, c'est une protéine parfaitement normale pour tout le monde qui, pour une raison qui est encore aujourd'hui inconnue, va changer de structure et devenir insoluble.

L'amylose est une protéine qui laisse des dépôts insolubles. Il faut essayer de comprendre pourquoi. Malheureusement, aujourd'hui dans l'immense majorité des cas, on ne comprend pas pourquoi.

Pr Marc DELPECH


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Auteur : Pr Eric HACHULLA

Date de création : 06/10/2001


L'amylose est la conséquence de protéines qui sont devenues insolubles. Cette transformation peut être soit d'origine génétique, soit d'origine enzymatique. Et cette protéine va se déposer dans les organes vitaux du corps : les reins, le cœur, les nerfs... Elle va faire gonfler ces organes et va provoquer des défaillances et malheureusement rapidement la mort.

C'est une maladie pour laquelle on est très impuissant parce que souvent diagnostiquée trop tard.

Trop tard parce qu'il n'y a pas de symptômes d'alertes, il n'y a que les symptômes des organes atteints et, quand on pense à l'amylose, il est, hélas, souvent trop tard.

Aujourd'hui heureusement il existe des centres de références des maladies rares. Sur le terrain, les médecins le savent maintenant et ils adressent vite les malades dans ces centres.

Donc faire connaître ces centres est important, plus important peut-être que faire connaître la maladie elle-même car on ne peut pas faire connaître les milliers de maladies rares. Vous savez qu'aujourd'hui les associations ont une puissance politique importante et c'est pourquoi il faut les encourager car elles font avancer la recherche.

Donc l'amylose est une maladie à base de protéine qui se dépose dans les organes et provoque la défaillance des organes touchés.

Ainsi dans le cas du cœur, la protéine s'accumule doucement dans le cœur et le fait grossir jusqu'à provoquer des insuffisances cardiaques. Lorsqu'on découvre une insuffisance cardiaque, on traite l'insuffisance cardiaque, on va rechercher les causes en étudiant les artères coronaires car c'est une des principales causes, mais s'il y a l'amylose, on ne s'en apercevra que plus tard. Il est impossible de faire, dès le début, un diagnostic d'amylose.

Aujourd'hui, l'épaississement du cœur est décelable par l'échographie du cœur, et un échographiste, un cardiologue très entraîné à la maladie peut faire un diagnostic très précoce.

Ces protéines peuvent se déposer un peu partout autour des petits vaisseaux de l'organisme et provoquent des taches cutanées, des rougeurs, sur des zones de pressions. Il en résulte des ecchymoses et il est impossible de faire le rapprochement entre l'amylose et ces ecchymoses.

L'atteinte des nerfs, le cas le plus connu étant le syndrome du canal carpien, peut provoquer des fourmillements des les mains. Il est impossible de penser à l'amylose lors de ces symptômes qui sont très fréquents.

Il faut donc retenir que le gros handicap de l'amylose, c'est bien la reconnaissance : le diagnostic précoce est impossible, sauf, dans un contexte familial pour certaines amyloses héréditaires.

L'amylose peut aussi toucher les intestins et provoquer des occlusions. Et d'une manière générale, il est fréquent de voir des occlusions. Et l'amylose est en plus perverse dans sa localisation puisque, si on coupe un morceau d'intestin parce qu'il y a eu une perforation ou une occlusion, même en observant au microscope, on ne voit pas l'amylose ! On ne la trouve pas car elle se cache dans des petits nerfs. Non seulement le diagnostic est difficile, mais en plus elle se cache.

Il y a différentes causes d'amylose, et différentes protéines qui peuvent être à l'origine d'une amylose.

On sait qu'il y a une bonne trentaine de protéines différentes qui peuvent donner autant de types d'amylose.

Les plus fréquentes des amyloses sont les amyloses liées à un anticorps en excès dans le sang. Un anticorps que l'on appelle anticorps monoclonal. Un anticorps monoclonal fabriqué par un clone cellulaire, c'est quelque chose de fréquent dans la population âgée : c'est environ 5% après 70 ans, mais ce n'est pas 5% d'amylose.

Et on ne sait pas pourquoi. C'est-à-dire que certaines personnes fabriquent des protéines en excès mais elles ne s'accumulent pas dans les organes. Elles ne se laissent pas attaquer par les enzymes. Il y a encore beaucoup d'inconnues.

Quelquefois l'anticorps qui est en excès dans le sang s'associe à un cancer des os qu'on appelle le myélome. Et encore une fois on ne sait pas pourquoi. C'est encore un très grand mystère.

Une autre protéine peut être en cause dans l'amylose, c'est la conséquence d'une maladie pré-existante. Ici la maladie en question, c'est une polyarthrite rhumatoïde. La protéine en excès dans le sang est une protéine de l'inflammation. Chez certains malades, la protéine modifie sa structure pour devenir insoluble et donner l'amylose.

Il est difficile de faire le diagnostic d'amylose quand les premiers symptômes apparaissent car c'est un évènement rare dans une affection relativement fréquente, et l'évènement est sournois dans sa présentation : un peu d'albumine dans les urines, un fourmillement dans un pied ou une main.

Ce n'est pas en expliquant ce qu'est l'amylose qu'on peut aider au diagnostic précoce, c'est en faisant connaître aux médecins les centres de référence des maladies rares.

Dans le monde, la première cause d'amylose est la tuberculose car elle donne des maladies chroniques qui à leur tour entraînent l'amylose.

Certaines amyloses sont héréditaires, dans ce cas c'est une protéine qui, génétiquement, est transformée par mutation. Parmi les amyloses héréditaires les plus fréquentes, il y a une amylose qui donne une atteinte au niveau de la pupille de l'œil que l'on appelle amylose à transthyrétine. Et c'est là que la génétique peut aider au diagnostic, car on sait qu'il y a dans la famille des cas d'amylose donc il sera possible de faire un diagnostic précoce.

Faire un diagnostic d'amylose, ce n'est pas simple. Ce n'est pas simple parce qu'il y a différents types d'amylose, et parce que la présentation clinique ne saute pas aux yeux.

Il y a des maladies pour lesquelles d'un coup d'œil on fait le diagnostic, comme par exemple une maladie auto-immune qu'on appelle le lupus. Avec l'amylose, c'est très différent puisque la présentation est très diverse mais aussi non-spécifique. Pour faire un diagnostic, il faut un morceau d'organe et démontrer qu'il contient une protéine déposée ; on appelle cela une biopsie. L'organe dont il s'agit peut être le rein, le cœur, la peau...

Il faut donc faire une biopsie de cet organe et l'examiner au microscope. Mais là aussi, il y a un piège. En effet, cette protéine ne se dépose pas partout dans l'organe, et lorsqu'on effectue la biopsie, on peut prendre un fragment de l'organe dans lequel on ne voit pas l'amylose, ce qui rend encore le diagnostic plus difficile. Il faut donc sensibiliser les pathologistes qui vont examiner les morceaux au microscope parce qu'ils ont une coloration spéciale à faire qu'on appelle le Rouge Congo.

On peut faire une recherche d'amylose en évitant une biopsie au malade : quand vous passez votre langue sur la lèvre inférieure vous sentez des petits "grains", et bien on prend un de ces grains. En effet, on ne sait pas pourquoi mais l'amylose a la particularité, quel que soit le type d'amylose, de se déposer sur ces petits grains. Donc on peut faire un dépistage, une recherche d'amylose sans traumatiser l'ensemble du corps.

Pour parler des traitements en quelques mots, on peut dire qu'il y a autant de formes d'amylose et autant de formes de traitement. Chaque amylose est particulière et a un traitement différent, ce qui complique encore les choses.

Il y a des amyloses qui sont localisées, et qui restent localisées dans un organe sans toucher le reste du corps. On les trouve assez souvent dans la gorge.

Il y a d'autres amyloses, qui sont des amyloses héréditaires, et parmi celles-ci la plus fréquente est l'amylose à transthyrétine, qui peut provoquer la dilatation des intestins. Nous avons une grosse machine à fabriquer des protéines, c'est le foie. C'est une fabrication incessante de protéines, parmi lesquelles on trouve la transthyrétine. Cette protéine peut subir une mutation génétique. Pour cette amylose particulière, l'idée était la suivante : puisque le foie devient la machine à fabriquer une protéine anormale, puisqu'on sait grâce à la génétique faire des diagnostics précoces dans les familles, et bien avant qu'un ou des organes ne soient détruits, on va changer le foie. Il s'agit donc de traiter par une greffe du foie, et cela donne des résultats extraordinairement intéressants.

Pour les autres amyloses, celles avec un excès d'anticorps et le cancer des os, il faut traiter le cancer des os, et quelquefois, on ne sait pas pourquoi, l'amylose évolue pour son propre compte alors qu'on a traité le cancer des os : on n'arrive pas à le comprendre encore aujourd'hui.

Quand il n'y a pas de cancer des os, et là il s'agit d'un protocole national qui est en cours, j'en profite pour dire qu'il existe des protocoles d'essais thérapeutiques mais qu'on ne sait pas quel est le bon traitement de cette maladie, qui est une maladie très grave dans son évolution et pour laquelle on a des médicaments peu efficaces. Et pour cette amylose sans cancer des os mais avec un excès d'anticorps, il y a un protocole national en cours visant à comparer l'effet de la cortisone et d'une chimiothérapie (melphalan) versus l'autogreffe de moelle. Donc vous voyez qu'on envisage des traitements très lourds pour cette amylose, et aujourd'hui encore on ne sait pas lequel des 2 traitements est le plus puissant.

Pour l'amylose qui est une conséquence des polyarthrites ou des rhumatismes, il faut traiter la polyarthrite ou le rhumatisme. Dans le cas d'une amylose avec une protéine inflammatoire en excès, on n'a pas de traitement. Aucun traitement, aucun médicament n'est capable de dissoudre une protéine déposée dans les organes sauf peut-être un nouvel espoir thérapeutique, c'est un nouveau médicament produit par une firme internationale qui devrait sortir en France dès la fin du mois d'octobre 2001.

Voilà un survol des difficultés, et manifestement on ne peut pas faire de diagnostic précoce sauf dans le cas de l'amylose héréditaire, lorsqu'on connaît un cas dans la famille.

Pr Eric HACHULLA


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Bref historique de l'amylose

Auteur : André BRUNEL

On trouve, dans des documents du XVIIème siècle, des descriptions de maladies provoquant un "foie lardacé", ou une "rate blanche comme pierre".

De nombreux auteurs attribuent les premières descriptions de l'amylose à Rokitansky (1842) ainsi qu'à Budd (1845). Le terme de lardacé repris par Rokitansky indique qu'il pensait que l'amylose était une substance graisseuse.

Une dizaine d'années plus tard, Rudolf Virchow (médecin anthropologiste, fondateur de la pathologie cellulaire) a critiqué cette nature graisseuse en estimant qu'il s'agissait d'une substance tirée de la cellulose. Virchow a créé le terme amylose (proche de l'amidon : latin amylum, grec amylon signifiant amidon).

En 1859, Friedreich et Kekule ont démontré l'absence de composant glucidique dans l'amylose. Dès ce moment, on sut que l'amylose était une substance protéique.

La découverte de la coloration au Rouge Congo en 1922 permis de disposer d'un test simple de diagnostic de l'amylose.

En 1927, Divry et Florkin ont mis en évidence la biréfringence sous lumière polarisée. Cohen et Calkins ont, en 1958, émis l'hypothèse de la structure fibrillaire de l'amylose.

C'est vers 1965 que Cathcart a montré que le composant P sérique (SAP) était presque toujours associé aux fribrilles amyloïdes.

Source : Les Amyloses de G.Grateau, M.D.Benson et M.Delpech chez Flammarion

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Dr HOUSE et l'amylose (série TV - US)



Mise en ligne : mars 2009

Dr House est une série télévisée américaine. Le succès de cette série repose sur la personnalité de Gregory HOUSE, excellent diagnosticien et particulièrement apte à soigner les maladies rares...

Le Dr House et son équipe agissent comme des policiers pour enquêter minutieusement et identifier la maladie.

Au cours d'un épisode, il est confronté à un cas difficile mais il finit par diagnostiquer une amylose...

Vous pouvez écouter 2 brefs extraits : le moment du diagnostic ainsi que l'annonce au malade.

INFORMATIONS DE TÉLÉCHARGEMENT
Le moment du diagnostic - fichier wav - 900 Ko
La signature numérique associée - fichier sig - 72 octets
L'empreinte MD5 associée : a7ea6933348d6612b54410cf712f6237


INFORMATIONS DE TÉLÉCHARGEMENT
L'annonce au malade - fichier wav - 400 Ko
La signature numérique associée - fichier sig - 72 octets
L'empreinte MD5 associée : f77c45a39156e5cb036fbc4cd603731d
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Remarque : Si vous téléchargez un fichier ZIP, la ou les signatures sont incorporées dans le ZIP. Elles n'apparaissent donc pas dans ce tableau.



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